Regard du Père ou Regard des Pairs

Regard du Père ou Regard des Pairs

On parle beaucoup en psy, en coaching du regard du père. Et il y a toute une littérature dessus. Mais on ne parle pas assez du regard des pairs.

Parfois les pairs nous tiennent plus que bien des regards de père.

J’ai connu en coaching des gens hyper compétents qui ne pensaient même pas à changer de secteur  par peur de perdre ce cocon si protecteur (mais si enfermant) du regard des pairs.

Pourtant qu’est-ce qui se passe lorsqu’on ouvre la boite de pandore du regard des pairs ?

C’est souvent là que les insights et les conversations déclenchent des univers. On parle lien, amitiés, succès, regard des autres, récompenses intrinsèques, peur de l’inconnu…sécurité.

Et l’on s'aperçoit parfois que sa zone de confort est souvent matelassée du regard des pairs.

Qu’on n’ose pas quitter un vertical, une industrie et qu’on s’oblige parfois à dégringoler des marches pour ne pas s’éloigner du terrible regard des pairs.

Que la peur du changement est précisément liée à la perte de ce regard (souvent ambigu) qui dira parfois : “pourquoi tu as choisis de t’éloigner de la tribu ?” parfois :  “tu ne fais plus partie des nôtres.” Et cela même si l’industrie ou le milieu est devenu toxique ou invivable. 

Parfois, dans les transitions pro (et persos) le regard des pairs est le big-elephant-in-the-room.

Ils nous fige dans une forme qu’ils voudraient définitive.

C’est l’un de mes retours d’expériences en coaching : on étouffe aujourd’hui sous le regard des pairs.

Non, décidément, on ne parle pas assez du regard des pairs.

Patrick Kervern

Pas de commentaire encore
Recherche