Quelle est l’étincelle qui motive un changement en deuxième partie de vie ou, à minima, une réevaluation du sens de sa vie ?
Je demande à beaucoup de gens qui vivent dans ce magnifique espace liminal ce qui les a motivés à entreprendre le magnifique questionnement de deuxième partie de vie.
Il n’y a pas de réponse unique mais souvent il s’agit d’une réflexion lue par hasard ou d’une remarque anodine entendue à l’occasion d’un dîner qui tout d'un coup a pris racine sur des années d’interrogations.
C’est souvent une phrase qui fait tilt et trouve un écho fertile dans notre âme.
Au fil des années, j’ai recueilli dans mon cabinet Second Act, les phrases qui, tout d’un coup, ont donné de l’élan et l’impulsion suffisante pour ouvrir une réflexion ou des questions plus larges sur la deuxième partie de vie.
Voici les 7 déclencheurs les plus puissants.
1- Cette phrase de Thomas Merton arrive en tête de liste : "Les gens passent leur vie à gravir l'échelle du succès pour se rendre compte qu'elle est adossée au mauvais mur."
2- D’autres ont ressenti la brûlure de l’action en lisant cette phrase de Benjamin Franklin : "Beaucoup de gens meurent à vingt-cinq ans et ne sont enterrés qu'à soixante-quinze ans."
3- Pour ma part, la phrase qui m’a "déclenché" fut celle-ci : "Ne laisse pas ton ambition te masquer ce que tu es vraiment." du spécialiste du leadership, Jim Collins
4- Beaucoup sont entrés en résonance avec cette phrase de Jung : "Ce que nous n'avons pas voulu savoir de nous mêmes se révèle à nous comme destin."
5- Dans les séances, c’est cette phrase magique de C.S Lewis qui fait souvent briller les yeux : "On ne peut pas revenir en arrière et changer le début, mais on peut commencer là où l'on est et…changer la fin."
6- D’autres m’ont confié avoir adoré celle d’Anaïs Nin : "Vint un moment où prendre le risque d'éclore devint moins douloureux que de prendre le risque d'étouffer en demeurant un bourgeon."
7- Il y a toujours cette phrase d’Albert Schweitzer qui tue souvent le game, elle trouve un écho surprenant chez les Z et Y : "La tragédie de la vie est ce qui meurt à l'intérieur d'un homme pendant qu'il vit."
Elles rejoignent, au final, cette pensée éternelle de Socrate : une vie non examinée ne vaut pas la peine d'être vécue.
Bref, pour faire court : on ne peut passer sa vie à attendre de faire ce qu'on aime et...ne pas le faire.

