J'ai fait le tour de mon job

J'ai fait le tour de mon job

Mercredi, Juin 17, 2026

Il y a une expression récurrente qui revient souvent dans mon cabinet Second Act c’est celle-ci : “J’avais fait le tour de mon job.”

Il serait trop facile de dire qu’elle n’interpelle que celui qui la prononce.

Elle interpelle d’abord l’entreprise car souvent elle signifie “J’ai fait le tour de mon métier, dans le cadre incroyablement étroit (aride ?) qu’elle propose.

Pour les entreprises, Il faut peser ce qu’elle dit des jobs, même seniors, de plus en plus corsetés par des logiciels métiers qui brisent le talent plutôt que de le libérer. Je l’ai déjà dit ici : personne ne se réveille un jour en rêvant d’être un bouche trou d’ERP mal installé.

Elle questionne aussi l'encouragement à la prise de risque en entreprise. J’ai trop souvent croisé des VP qui n’avaient pas la signature pour plus de 5k. L’infantilisation par le contrôle administratif a de beaux jours devant elle.

Et c’est la responsabilité des entreprises et des dirigeants. À trop designer des jobs éminemment interchangeables et logicialo-compatibles n’a t-on pas diminué ce qui fait fait plaisir même de travailler ?

N’a t-on pas réduit l’amplitude de job ?

L’amplitude de job c’est l’autonomie. Le risque, la liberté, la créativité que vous autorisez à vos talents.

Elle tient à une question, une question qu’on oublie (trop) souvent quand on rédige une fiche de poste gouvernée par la peur. Une fiche de poste où les 17 bullet points sont plus les reflets d’une anxiété corporate qu’un tremplin de talents.

Cette question, qui fait partie de la vaste gamme des questions-qu’on-ne-pose-pas ici est :

Quelle taille de poste aurorisez-vous dans vos boîtes ?

Patrick Kervern

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