Connaissez vous le “Hustle for Worthiness” cette lutte pour (se) prouver sa valeur.Pour l’avoir croisée si souvent dans mon cabinet Second Act, je voulais en parler ici.
Le hustle for worthiness, tel que défini par Brenée Brown est cette quête incessante pour “mériter ses mérites”, surmonter sa peur d’illégitimité, sa crainte de n’être jamais “assez”. On la retrouve souvent chez les femmes.
Le Hustle for Worthiness c’est cette injonction engrammée qu’il faut toujours traduire sa valeur sous forme de productivité et de “likeability”. Son message : "fais plus = tu seras plus aimée".
La hustle for worthiness, c’est ce besoin constant, et dans tous les domaines d’être “la meilleure version de soi-même.” Et le hustle for worthiness sur Strava comme sur Instagram, c’est le caviar des algorithmes.
Dans le Hustle For Worthiness on n’est que ce qu’on fait demain. Car le Hustle For Worthiness n’a pas de mémoire. Mais comment reconnaît-on qu’on souffre de Hustle For Worthiness ? Un signe qui ne trompe pas : souvent on est beaucoup plus indulgent pour ses amis que soi-même.
Notre critique interne, ce Jimini Cricket sous acide. (Je vous conseille le passage sur sa version dévoyée Jéremie Cricket dans le livre de Séverine Bavon : "Cia les Nazes.") Bref, ce critique intérieur omniprésent nous attrape régulièrement l’oreille en nous disant : Ce n’est pas assez…Try Harder !
Dans le Hustle for worthiness, on vit chaque erreur comme un défaut majeur de notre personnalité.Et c’est aussi pour cela que tant de personnes sujettes à ce fameux “hustle for worthiness” ressemblent à des Hamster dans leur roue. Elles pédalent sans cesse plus vite pour “prouver” leur valeur. Ce sont pourtant les dernières à être convaincues de leur valeur.
Ne pas examiner son “hustle for worthiness” c’est accepter de s’épuiser pour mériter d’exister. À ces personnes je voudrais confier en forme de réflexion mais aussi de questionnement cette phrase qui m’a beaucoup aidé :
“L’estime de soi n’est pas quelque chose que tu gagnes, c’est quelque chose dont tu te souviens.”

