
Ce n'était donc que ça...Ou le sens pulvérisé
Ce n’était donc que ça...Ou le sens pulvérisé
Il y a une surprise fréquente en deuxième partie de vie. Comme une sourde réalisation.
Cette sourde réalisation revient souvent dans mon cabinet Second Act après une vies de succès imprégnée de hustle culture.
Cette réalisation est un véritable cri du coeur :
Ce n’était donc que ça !
Il y a t-il autre chose que ça ?
Et puis très vite vient l’auto-reproche (un grand classique) :
Mais qu’est-ce qui cloche chez moi ?
Dans la vraie vie, on ne prend pas assez le temps d’examiner, de déplier ce “tout ça pour ça” c’est pourtant le signe d’une grande insatisfaction.
Mais que dit cette insatisfaction ? Elle dit qu’en cours de route le sens a été pulvérisé que le succès n’a pas satisfait un besoin fondamental.
Et que si l’on fait partie de la magnifique et tragique classe des Suradapté(e)s, on vit dans le script d’un autre…
À 20 ans, l’absence de sens est un trou, en milieu de vie c’est un gouffre.
Car souvent, comme dirait Elisabeth Gibert, on se retourne, on regarde sa vie pro et perso et on se dit : “Hmmmm…Not exactly the plan.”
On examine l’incroyable enchevêtrement des valeurs, des désirs et des aspirations.
Et puis les réponses émergent : ce qu’on a négligé, ce qu’on a oublié. Ce qui n’est plus nourri…parfois depuis des années.
Car le “ce n’était donc que ça”, n’est pas qu’un simple constat. C’est une porte vers un univers beaucoup plus riche, un avenir beaucoup plus fertile et un sens beaucoup plus incarné.
Le ce-n’était-donc-que-ça n’est pas un appauvrissement ni une chute. C’est un indice. Le premier pas d’un chemin et d’une carte bien plus foisonnante que l’on ne l’avait soupçonnée. Un signe de piste.
Au final le chemin vers soi est beaucoup plus riche que prévu même s’il ne suit jamais les routes asphaltées de la première partie de vie. Hint : Elles n’étaient pas les vôtres.
Et c’est toute la beauté de la question “Ce n’était donc que ça ?”... Elle amène de meilleures réponses, plus denses, plus riches, plus vraies.
Ce type de réponses qu’on passe une vie à chercher et qui murmurent que le meilleur est à venir.
Et que oui, il y a, toujours, toujours, autre chose que “ça.”
