Il y a souvent un dilemme ou un paradoxe qui émerge dans les séances Second Act.
L’éléphant dans la pièce.
C’est souvent la friction risque/sécurité.
C’est généralement quand la friction risque/sécurité commence à faire des étincelles que l’on me contacte.
C’est aussi un questionnement qui m’a, personnellement, très longtemps challengé.
Mais que dit-il réellement ? Il dit qu’à un moment donné, le besoin d’expression de son talent intérieur dépasse la sécurité d’un job et d’une situation quels que soient son confort et ses avantages économiques.
Mais doit on pour autant tout quitter pour suivre l’appel de son âme ? Chaque questionnement et chaque réponse est unique. Cela fait souvent l’objet de magnifiques conversations dans mon cabinet.
Ce que j’ai compris au fil du temps : la sortie par le haut de la friction risque/sécurité passe souvent par de nouvelles émergences.
Et que la réponse n’est jamais plus de sécurité ? Mais elle ne se laisse pas non plus enfermer dans le simpliste : prends plus de risques alors !
Elle tient souvent à la réponse à la question inversée risque/sécurité :
Quel est le risque si tu restes en sécurité ?
Parfois à la réponse à cette autre question :
Qu'est-ce qui n’est pas nourri en toi ?
En fait la friction risque/sécurité est hyper fertile mais on ne sort pas de cette question sans questionner profondément ses idées de succès, d’ambition, de réussite.
Et la vertigineuse question de “l’assez”.
Et souvent, ce que cette friction réclame est un autre niveau de prise de conscience et un déplacement intérieur parfois beaucoup plus fécond que toute réponse simpliste.
Au final, le dilemme friction/sécurité est l’un des dilemme les plus intéressants de la deuxième partie de vie.
Il dit qu' il y a dans la vie des fractures qu’il faut réduire ou réparer mais il y a des frictions qu’il faut laisser ouvertes…
…Suffisamment longtemps pour voir ce qu’elles ont à nous révéler.
Patrick Kervern