Bienvenue dans le Cabinet Second Act
Brenée Brown
1- Nos choix de vie à mi-parcours peuvent être radicalement différents des directions prises en début de carrière.
2- Les aspirations non-réalisées ou non exprimées créent un véritable déficit de sens.
3- Les bons choix de vie pris dans le second acte découlent d’une connaissance éclairée de soi, de ses valeurs et aspirations véritables.
4- Les bilans de compétences ne répondent pas à la question du sens
- 5 séances d’exploration abordant à 360° les questions existentielles et professionnelles à examiner à mi-carrière.
- Une méthodologie propriétaire visant à établir les piliers d’un second acte comme un geste sûr car conforme à votre identité, vos intérêts et vos aspirations.
- Un rapport de synthèse analytique et détaillé, Le filtre d’unicité existentiel vous permettant d’aborder de façon éclairée vos choix de vie professionnels et existentiels.
D.E.
A. de G.
j
« Second Act a été pour moi un formidable moment de prise de recul dans un climat de confiance et de bienveillance. Écoute, échanges sans complaisance et humour ont jalonné nos séances, véritables parenthèses qui questionnent, alertent et permettent de se retrouver face à soi. Merci Patrick pour ce voyage intérieur. »
M.H.

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La fatigue d’être soi…Hmmmm, ben non en fait !
Plutôt la fatigue de ne pas être soi.
On parle beaucoup de la fatigue d’être soi et elle existe mais c’est plutôt la fatigue d’être un moi au sens égo qu’un soi au sens Jungien. Et si je devais métaboliser des années de pratique chez Umanz et Second Act en une phrase, je dirai que la fatigue la plus douloureuse (parce que la plus refoulée) est précisément la fatigue de ne pas être soi.
En bref, il n’y a pas de fatigue d’être soi. Il y a une fatigue de paraître et de porter un moi artificiel. C’est un burnout de l’égo. C’est ce dont a tenté de nous avertir Thomas Merton avec le Fake Self et plus tard Winnicott, l’éminent pédiatre et psychanalyste britannique, avec le False Self.
La vérité c’est que notre True Self est piétiné chaque jour par les injonctions et les dissonances de la modernité liquide. En fait, la vraie fatigue du moi vient de la lourdeur des masques et des armures aussi étincelantes (et instagrammables) soient-elles.
"Tu apprendras à tes dépens que le long de ton chemin, tu rencontreras chaque jour des millions de masques et très peu de visages." disait Pirandello.
Mais cette condition n’est pas irréversible. À vrai dire je suis très attaché à l’interprétation plus poétique de l’écrivain Mark Népo qui, dans sa méditation sur la deuxième partie de vie voit dans le false self un moi partiel, un moi en attente du soi entier. Elle montre que le passage de l’un à l’autre est moins une opposition qu’une progression. Et cette progression trace le chemin d’une (seconde) vie plus vraie, moins extrinsèque et plus authentique.
Dans la tragédie grecque, les acteurs portaient des masques (prosopon). Au fil du temps cette convention sociale est devenue le symbole d’un vertige existentiel : jouer un rôle jusqu’à l’habiter. Mais jusqu'à quand ? Aujourd'hui le port des masques et la fatigue d'un moi documentable, car c’est de ça qu’il s’agit, n’est plus un mythe précis, mais une condition tragique : à force de feindre, à force de négliger son true self, son âme, on devient ce que l’on feint. Et au final, la fatigue d’être soi est en fait la fatigue de n’être qu’un moi en mousse, jamais le soi auquel on aspire.
On en est là, mais ce n' est pas irréversible. Comme je dis souvent chez Second Act, on ne peut pas changer le début (ces 10 ans voire 20 de port de masque) mais on peut changer la fin.

